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	<title>Commentaires sur : Pour une économie de l’homme dans la nature</title>
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	<description>Blog citoyen</description>
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		<item>
		<title>Par : Ph Lambert</title>
		<link>http://franck-chabot.net/2007/12/08/pour_une_economie_de_l_homme_dans_la_nature/comment-page-1/#comment-32</link>
		<dc:creator>Ph Lambert</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Jan 2008 00:25:44 +0000</pubDate>
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		<description>[A vous relire je crains que vous ne confondiez le Parti socialiste français et le socialisme soviétique ou maoïste. Je ne suis pas grand spécialiste des doctrines politiques mais j’ai clairement en tête que le Parti socialiste est un parti libéral, au sens politique du terme, au sens des Lumières ou des anglo-saxons. Ce n’est évidemment pas le cas des anciens régimes du bloc soviétique ou de la Chine maoïste.... Enfin, je ne suis pas, ni mes camarades socialistes (au sens français, dois-je le préciser) un défenseur de l’état omnipotent. L’état est un acteur du système. Son rôle est de réguler et il le partage de plus en plus avec les collectivités territoriales. Sa force est d’être l’émanation de tous les individus et non seulement d’une partie d’entre eux, au contraire des groupes librement constitués qui ont d’autres vertus.]

C&#039;est très simple, vous qui êtes un homme de culture savez particulièrement le sens  des mots : Le socialisme désigne un système d&#039;organisation sociale basé sur la propriété collective (ou propriété sociale) des moyens de production  par opposition au capitalisme. Besancenot est socialiste ou communiste c&#039;est clair et sans équivoques, si vous ne partagez pas cette définition pourquoi l&#039;altérer collectivement et la tronquer de ce qui fait sa particularité idéologique et historique? 
Si vous me dîtes je suis un social-libéral ou une social-démocrate à l&#039;anglo-saxone cela ne signifie pas pour autant que vous êtes socialiste strictement. Si vous avez des amis marxistes (j&#039;en connais), demandez leur avis, car eux savent parfaitement faire la différence entre socialisme et capitalisme, et d&#039;ailleurs pour m&#039;être essayé à la lecture de Marx, je suis ses conclusions philosophiques  mais pas avec les mêmes moyens ni arguments (il lui manquait quelques détracteurs comme Mises à l&#039;époque qui ont mis en échec sa théorie pratique dès 1913), ce qui fait que paradoxalement je trouve plus logique et compréhensible le discours des marxistes que celui des socialistes Français parfois, confus ou paradoxal. Et oui, pour parler de socialisme il faut être avec des socialistes sinon nous allons dériver vers la social-démocratie et là le champ politique est plutôt vaste, incontournable, car nous sommes en plein dedans et la crise que nous vivons est bien une crise structurelle de la social-démocratie (bien critiquée par l&#039;extrême gauche et pour des raisons différentes par les vrais libéraux). J&#039;ajouterais pour être plus équilibré que de la même manière qu&#039;il existe des socialistes qui n&#039;en sont pas, il existe des libéraux qui n&#039;en sont pas non plus et dans les deux cas les caricatures qui sont faites par les uns ou par les autres des uns par les autres font qu&#039;on ne raisonne même plus sur les bons concepts ni avec les bonnes personnes : un comble, une duperie!


[Le Parti socialiste défend la liberté. Le rôle de l’État est pour nous de la préserver — pour tous et pas pour une minorité, ni même pour une majorité.]

Sauf que l&#039;Etat n&#039;arrête pas d&#039;empiéter sur les libertés individuelles (à commencer aux Etats-Unis) et de grossir alors que son pouvoir réel pour modifier le réel est de plus plus réduit à la part congrue (même à coup de milliards de milliards de dollars comme en irak). A quoi sert-il de légiférer s&#039;il n&#039;y a plus de travail, quelle liberté pour le travailleur sans emploi, pour ceux qui n&#039;arrivent plus à joindre les deux bouts et doivent toujours payer plus pour de moins en moins de services ...L&#039;Etat protecteur qui ne protège plus tout en cherchant à réguler vainement  arrive à ruiner le pays et une grande partie de ses habitants. Pourquoi alors que nous avons le premier budget Européen pour l&#039;éducation nous avons de bien moins  bons résultats par rapport à certains pays émergeant? Rien que pour citer cet exemple qui est valable aussi pour les Etats-Unis et son système public d&#039;enseignement qui est une calamité?  

[ Le moteur de création de richesse n’est pas idéologique, c’est une mécanique ou de la physique.

Je crois que nous souffrons beaucoup de l’assimilation des sciences économiques aux sciences exactes. L’économie mesure et étudie l’action des hommes. C’est fondamentalement une science humaine donc inexacte et partiellement spéculative. Même la comptabilité qui semble au premier abord une fille des seules mathématiques descend également du droit qui est aussi une science humaine. Il faut donc prendre l’étude de la création de la richesse pour ce qu’elle est : une science sociale. Mesurer la richesse par des critères exclusivement financiers ou monétaires est extrêmement réducteur. Même Nicolas Sarkozy le dit en voulant ajouter au PIB d’autres indicateurs ! C’est dire.]

J&#039;entendais dans ma formule lapidaire qu&#039;il faut produire pour vivre, la terre n&#039;est pas un supermarché du prêt à consommer... Les moyens économiques précèdent logiquement les moyens politiques de subsistance, ils en sont le champ des moissons. Il est donc normal que l&#039;économie soit une discipline qui occupe une place de tout premier plan sur le plan humain : parler d&#039;économie c&#039;est aussi exprimer et rendre hommage aux efforts productifs de ses semblables.
L&#039;étude de la création de richesse est une science sociale, oui, mais il y&#039;a je crois, une petite confusion entre mathématiques et l&#039;arithmétique dans votre propos. Si l&#039;arithmétique sert en effet à calculer (le PIB de Sarkozy!), les mathématiques sont une méthode de raisonnement. Cette méthode permet d&#039;analyser des relations entre des entités avec un niveau d&#039;abstraction, une rigueur et une efficacité inégalées par le langage ordinaire. Un petit exemple simple :  La théorie économique nous dit que, dans un marché donné, le prix est déterminé par l&#039;offre et la demande, lesquelles sont elles-mêmes fonction du prix. N&#039;est-ce pas là un raisonnement circulaire? Supposons que la demande de logements augmente. Toutes choses étant égales d&#039;ailleurs, il s&#039;ensuivra une augmentation des loyers (le prix du logement). Mais comme les prix augmentent, la demande diminue. Est-on revenu au point de départ? N&#039;y a-t-il une contradiction entre la demande qui augmente et qui n&#039;augmente pas?
Vous voyez que dans ce cas, la seule manière de comprendre est d&#039;y apposer une raisonnemt mathématique de base 
Il s&#039;agit d&#039;un système à deux équations et à deux variables. Sur un diagramme cartésien, ces équations donnent deux courbes: la quantité offerte et la quantité demandée en fonction du prix. On constate alors aisément qu&#039;une augmentation de la demande déplace toute la fonction de demande, ce qui détermine un nouveau prix d&#039;équilibre, lequel entraîne une réduction de la quantité demandée le long de la nouvelle fonction de demande. Cette distinction cruciale entre la demande et la quantité demandée peut s&#039;exprimer en langage ordinaire, mais avec beaucoup plus de signes et moins de précision que dans le langage mathématique. La formulation mathématique facilite la compréhension de la détermination simultanée des deux variables que sont le prix et la quantité, par opposition à une relation causale univoque de l&#039;une à l&#039;autre. A travers cet exemple trivial on voit apparaître eux choses à travers la modélisation méthématique :  D&#039;une part, elle oblige l&#039;analyste à formuler ses hypothèses au grand jour et à préciser le sens des relations qu&#039;il postule. D&#039;autre part, la manipulation mathématique des symboles permet des analyses dont la complexité dépasse les limites du langage ordinaire.  

Plus fondamentalement l&#039;action humaine est fondée sur la raison, qui est le propre de l&#039;homme , or les mathématiques constituent une expression, peut-être l&#039;expression la plus typique, de la raison humaine. 
   
Mais pour l&#039;archéologue ou l&#039;historien il y a une histoire du développement de la richesse et du bien être et c&#039;est exactement le cas quantitativement depuis l&#039;invention de la division du travail et du capitalisme. On oublie trop souvent les conditions de vie (et nous en avons des témoignages anthropologiques ou archéologiques) des habitants de la France rurale d&#039;avant l&#039;industrialisation et si des écarts se creusèrent effectivement, le niveau de production de richesse augmenta et c&#039;est cette augmentation qui permit l&#039;idée même de redistribution. C&#039;est la capitalisme qui généralisa le salariat en le substituant au travail indépendant des paysans et petits artisans avec toutes les conséquences idéologiques et sociales que cela implique : la sécurité du salaire face à l&#039;obligation stricte de produire pour survivre.  D&#039;ailleurs si je me souviens bien (n&#039;hésitez pas à me corriger) c&#039;est le tribun Thorez lui-même qui exhorta les ouvriers à augmenter le temps de travail après la guerre afin d&#039; augmenter la production, et la contre-partie fût bien la réalisation des lois sociales (la mise en oeuvre effective car la richesse était bien là). Depuis il y eu les 35 heures, le monde a changé mais les fondamentales demeurent : on ne peut redistribuer que ce qui est produit et acheter du blé à crédit pour nourrir le quotidien n&#039;est pas gage de richesse ni de sécurité pour l&#039;emprunteur.  

Bien à vous.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[A vous relire je crains que vous ne confondiez le Parti socialiste français et le socialisme soviétique ou maoïste. Je ne suis pas grand spécialiste des doctrines politiques mais j’ai clairement en tête que le Parti socialiste est un parti libéral, au sens politique du terme, au sens des Lumières ou des anglo-saxons. Ce n’est évidemment pas le cas des anciens régimes du bloc soviétique ou de la Chine maoïste.... Enfin, je ne suis pas, ni mes camarades socialistes (au sens français, dois-je le préciser) un défenseur de l’état omnipotent. L’état est un acteur du système. Son rôle est de réguler et il le partage de plus en plus avec les collectivités territoriales. Sa force est d’être l’émanation de tous les individus et non seulement d’une partie d’entre eux, au contraire des groupes librement constitués qui ont d’autres vertus.]</p>
<p>C&#8217;est très simple, vous qui êtes un homme de culture savez particulièrement le sens  des mots : Le socialisme désigne un système d&#8217;organisation sociale basé sur la propriété collective (ou propriété sociale) des moyens de production  par opposition au capitalisme. Besancenot est socialiste ou communiste c&#8217;est clair et sans équivoques, si vous ne partagez pas cette définition pourquoi l&#8217;altérer collectivement et la tronquer de ce qui fait sa particularité idéologique et historique?<br />
Si vous me dîtes je suis un social-libéral ou une social-démocrate à l&#8217;anglo-saxone cela ne signifie pas pour autant que vous êtes socialiste strictement. Si vous avez des amis marxistes (j&#8217;en connais), demandez leur avis, car eux savent parfaitement faire la différence entre socialisme et capitalisme, et d&#8217;ailleurs pour m&#8217;être essayé à la lecture de Marx, je suis ses conclusions philosophiques  mais pas avec les mêmes moyens ni arguments (il lui manquait quelques détracteurs comme Mises à l&#8217;époque qui ont mis en échec sa théorie pratique dès 1913), ce qui fait que paradoxalement je trouve plus logique et compréhensible le discours des marxistes que celui des socialistes Français parfois, confus ou paradoxal. Et oui, pour parler de socialisme il faut être avec des socialistes sinon nous allons dériver vers la social-démocratie et là le champ politique est plutôt vaste, incontournable, car nous sommes en plein dedans et la crise que nous vivons est bien une crise structurelle de la social-démocratie (bien critiquée par l&#8217;extrême gauche et pour des raisons différentes par les vrais libéraux). J&#8217;ajouterais pour être plus équilibré que de la même manière qu&#8217;il existe des socialistes qui n&#8217;en sont pas, il existe des libéraux qui n&#8217;en sont pas non plus et dans les deux cas les caricatures qui sont faites par les uns ou par les autres des uns par les autres font qu&#8217;on ne raisonne même plus sur les bons concepts ni avec les bonnes personnes : un comble, une duperie!</p>
<p>[Le Parti socialiste défend la liberté. Le rôle de l’État est pour nous de la préserver — pour tous et pas pour une minorité, ni même pour une majorité.]</p>
<p>Sauf que l&#8217;Etat n&#8217;arrête pas d&#8217;empiéter sur les libertés individuelles (à commencer aux Etats-Unis) et de grossir alors que son pouvoir réel pour modifier le réel est de plus plus réduit à la part congrue (même à coup de milliards de milliards de dollars comme en irak). A quoi sert-il de légiférer s&#8217;il n&#8217;y a plus de travail, quelle liberté pour le travailleur sans emploi, pour ceux qui n&#8217;arrivent plus à joindre les deux bouts et doivent toujours payer plus pour de moins en moins de services &#8230;L&#8217;Etat protecteur qui ne protège plus tout en cherchant à réguler vainement  arrive à ruiner le pays et une grande partie de ses habitants. Pourquoi alors que nous avons le premier budget Européen pour l&#8217;éducation nous avons de bien moins  bons résultats par rapport à certains pays émergeant? Rien que pour citer cet exemple qui est valable aussi pour les Etats-Unis et son système public d&#8217;enseignement qui est une calamité?  </p>
<p>[ Le moteur de création de richesse n’est pas idéologique, c’est une mécanique ou de la physique.</p>
<p>Je crois que nous souffrons beaucoup de l’assimilation des sciences économiques aux sciences exactes. L’économie mesure et étudie l’action des hommes. C’est fondamentalement une science humaine donc inexacte et partiellement spéculative. Même la comptabilité qui semble au premier abord une fille des seules mathématiques descend également du droit qui est aussi une science humaine. Il faut donc prendre l’étude de la création de la richesse pour ce qu’elle est : une science sociale. Mesurer la richesse par des critères exclusivement financiers ou monétaires est extrêmement réducteur. Même Nicolas Sarkozy le dit en voulant ajouter au PIB d’autres indicateurs ! C’est dire.]</p>
<p>J&#8217;entendais dans ma formule lapidaire qu&#8217;il faut produire pour vivre, la terre n&#8217;est pas un supermarché du prêt à consommer&#8230; Les moyens économiques précèdent logiquement les moyens politiques de subsistance, ils en sont le champ des moissons. Il est donc normal que l&#8217;économie soit une discipline qui occupe une place de tout premier plan sur le plan humain : parler d&#8217;économie c&#8217;est aussi exprimer et rendre hommage aux efforts productifs de ses semblables.<br />
L&#8217;étude de la création de richesse est une science sociale, oui, mais il y&#8217;a je crois, une petite confusion entre mathématiques et l&#8217;arithmétique dans votre propos. Si l&#8217;arithmétique sert en effet à calculer (le PIB de Sarkozy!), les mathématiques sont une méthode de raisonnement. Cette méthode permet d&#8217;analyser des relations entre des entités avec un niveau d&#8217;abstraction, une rigueur et une efficacité inégalées par le langage ordinaire. Un petit exemple simple :  La théorie économique nous dit que, dans un marché donné, le prix est déterminé par l&#8217;offre et la demande, lesquelles sont elles-mêmes fonction du prix. N&#8217;est-ce pas là un raisonnement circulaire? Supposons que la demande de logements augmente. Toutes choses étant égales d&#8217;ailleurs, il s&#8217;ensuivra une augmentation des loyers (le prix du logement). Mais comme les prix augmentent, la demande diminue. Est-on revenu au point de départ? N&#8217;y a-t-il une contradiction entre la demande qui augmente et qui n&#8217;augmente pas?<br />
Vous voyez que dans ce cas, la seule manière de comprendre est d&#8217;y apposer une raisonnemt mathématique de base<br />
Il s&#8217;agit d&#8217;un système à deux équations et à deux variables. Sur un diagramme cartésien, ces équations donnent deux courbes: la quantité offerte et la quantité demandée en fonction du prix. On constate alors aisément qu&#8217;une augmentation de la demande déplace toute la fonction de demande, ce qui détermine un nouveau prix d&#8217;équilibre, lequel entraîne une réduction de la quantité demandée le long de la nouvelle fonction de demande. Cette distinction cruciale entre la demande et la quantité demandée peut s&#8217;exprimer en langage ordinaire, mais avec beaucoup plus de signes et moins de précision que dans le langage mathématique. La formulation mathématique facilite la compréhension de la détermination simultanée des deux variables que sont le prix et la quantité, par opposition à une relation causale univoque de l&#8217;une à l&#8217;autre. A travers cet exemple trivial on voit apparaître eux choses à travers la modélisation méthématique :  D&#8217;une part, elle oblige l&#8217;analyste à formuler ses hypothèses au grand jour et à préciser le sens des relations qu&#8217;il postule. D&#8217;autre part, la manipulation mathématique des symboles permet des analyses dont la complexité dépasse les limites du langage ordinaire.  </p>
<p>Plus fondamentalement l&#8217;action humaine est fondée sur la raison, qui est le propre de l&#8217;homme , or les mathématiques constituent une expression, peut-être l&#8217;expression la plus typique, de la raison humaine. </p>
<p>Mais pour l&#8217;archéologue ou l&#8217;historien il y a une histoire du développement de la richesse et du bien être et c&#8217;est exactement le cas quantitativement depuis l&#8217;invention de la division du travail et du capitalisme. On oublie trop souvent les conditions de vie (et nous en avons des témoignages anthropologiques ou archéologiques) des habitants de la France rurale d&#8217;avant l&#8217;industrialisation et si des écarts se creusèrent effectivement, le niveau de production de richesse augmenta et c&#8217;est cette augmentation qui permit l&#8217;idée même de redistribution. C&#8217;est la capitalisme qui généralisa le salariat en le substituant au travail indépendant des paysans et petits artisans avec toutes les conséquences idéologiques et sociales que cela implique : la sécurité du salaire face à l&#8217;obligation stricte de produire pour survivre.  D&#8217;ailleurs si je me souviens bien (n&#8217;hésitez pas à me corriger) c&#8217;est le tribun Thorez lui-même qui exhorta les ouvriers à augmenter le temps de travail après la guerre afin d&#8217; augmenter la production, et la contre-partie fût bien la réalisation des lois sociales (la mise en oeuvre effective car la richesse était bien là). Depuis il y eu les 35 heures, le monde a changé mais les fondamentales demeurent : on ne peut redistribuer que ce qui est produit et acheter du blé à crédit pour nourrir le quotidien n&#8217;est pas gage de richesse ni de sécurité pour l&#8217;emprunteur.  </p>
<p>Bien à vous.</p>
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		<title>Par : Franck Chabot</title>
		<link>http://franck-chabot.net/2007/12/08/pour_une_economie_de_l_homme_dans_la_nature/comment-page-1/#comment-27</link>
		<dc:creator>Franck Chabot</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Jan 2008 20:51:13 +0000</pubDate>
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		<description>A vous relire je crains que vous ne confondiez le Parti socialiste français et le socialisme soviétique ou maoïste. Je ne suis pas grand spécialiste des doctrines politiques mais j&#039;ai clairement en tête que le Parti socialiste est un parti libéral, au sens politique du terme, au sens des Lumières ou des anglo-saxons. Ce n&#039;est évidemment pas le cas des anciens régimes du bloc soviétique ou de la Chine maoïste.

Le Parti socialiste défend la liberté. Le rôle de l&#039;État est pour nous de la préserver — pour tous et pas pour une minorité, ni même pour une majorité.

&lt;blockquote&gt;Le moteur de création de richesse n’est pas idéologique, c’est une mécanique ou de la physique.&lt;/blockquote&gt;

Je crois que nous souffrons beaucoup de l&#039;assimilation des sciences économiques aux sciences exactes. L&#039;économie mesure et étudie l&#039;action des hommes. C&#039;est fondamentalement une science humaine donc inexacte et partiellement spéculative. Même la comptabilité qui semble au premier abord une fille des seules mathématiques descend également du droit qui est aussi une science humaine. Il faut donc prendre l&#039;étude de la création de la richesse pour ce qu&#039;elle est : une science sociale. Mesurer la richesse par des critères exclusivement financiers ou monétaires est extrêmement réducteur. Même Nicolas Sarkozy le dit en voulant ajouter au PIB d&#039;autres indicateurs ! C&#039;est dire.

Enfin, je ne suis pas, ni mes camarades socialistes (au sens français, dois-je le préciser) un défenseur de l&#039;état omnipotent. L&#039;état est un acteur du système. Son rôle est de réguler et il le partage de plus en plus avec les collectivités territoriales. Sa force est d&#039;être l&#039;émanation de tous les individus et non seulement d&#039;une partie d&#039;entre eux, au contraire des groupes librement constitués qui ont d&#039;autres vertus.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A vous relire je crains que vous ne confondiez le Parti socialiste français et le socialisme soviétique ou maoïste. Je ne suis pas grand spécialiste des doctrines politiques mais j&#8217;ai clairement en tête que le Parti socialiste est un parti libéral, au sens politique du terme, au sens des Lumières ou des anglo-saxons. Ce n&#8217;est évidemment pas le cas des anciens régimes du bloc soviétique ou de la Chine maoïste.</p>
<p>Le Parti socialiste défend la liberté. Le rôle de l&#8217;État est pour nous de la préserver — pour tous et pas pour une minorité, ni même pour une majorité.</p>
<blockquote><p>Le moteur de création de richesse n’est pas idéologique, c’est une mécanique ou de la physique.</p></blockquote>
<p>Je crois que nous souffrons beaucoup de l&#8217;assimilation des sciences économiques aux sciences exactes. L&#8217;économie mesure et étudie l&#8217;action des hommes. C&#8217;est fondamentalement une science humaine donc inexacte et partiellement spéculative. Même la comptabilité qui semble au premier abord une fille des seules mathématiques descend également du droit qui est aussi une science humaine. Il faut donc prendre l&#8217;étude de la création de la richesse pour ce qu&#8217;elle est : une science sociale. Mesurer la richesse par des critères exclusivement financiers ou monétaires est extrêmement réducteur. Même Nicolas Sarkozy le dit en voulant ajouter au PIB d&#8217;autres indicateurs ! C&#8217;est dire.</p>
<p>Enfin, je ne suis pas, ni mes camarades socialistes (au sens français, dois-je le préciser) un défenseur de l&#8217;état omnipotent. L&#8217;état est un acteur du système. Son rôle est de réguler et il le partage de plus en plus avec les collectivités territoriales. Sa force est d&#8217;être l&#8217;émanation de tous les individus et non seulement d&#8217;une partie d&#8217;entre eux, au contraire des groupes librement constitués qui ont d&#8217;autres vertus.</p>
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		<title>Par : Ph Lambert</title>
		<link>http://franck-chabot.net/2007/12/08/pour_une_economie_de_l_homme_dans_la_nature/comment-page-1/#comment-15</link>
		<dc:creator>Ph Lambert</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Dec 2007 13:53:40 +0000</pubDate>
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		<description>[Replacer l’Homme au centre de l’économie, c’est à dire favoriser les entreprises qui respectent leur salariés et leur clients au lieu de rechercher le seul profit financier de leurs actionnaires est une urgente nécessité. Il ne s’agit nullement de refuser le progrès — quel progrès y a-t-il à asservir l’homme à sa tâche ou à détruire la planète ? — mais simplement de l’orienter vers les technologies douces, vers la recherche de solution respectueuses des hommes, donc de la nature].

Cette proposition est vraie comme un truisme, mais pourquoi ne pas dire aussi que tout cela arrive parce que les politiques et leurs instruments (les Etats) sont au coeur même de cette tragédie. Partout où les hommes ont a liberté de s&#039;organiser entre-eux il peuvent contre-balancer les effets de la mécanique capitaliste. LA chine en est un exemple édifiant. Il y a trente ans, les ouvriers venaient à l&#039;usine à pied, puis en vélo, puis plus tard encore en scooter et aujourd&#039;hui ils visent la voiture. Globalement la substitution d&#039;un système socialiste générateur de grandes famines (comme en Ukraine en son temps) à un système capitaliste s&#039;est faite suivant un mouvement qui va vers l&#039;enrichissment des personnes. Mais en même temps, les libertés politiques sont inexistantes, la liberté syndicale n&#039;est toujours pas envisageable et les inéglaités qui se creusent entre les villes et les campagnes ne sont pas contre-balancées par des programmes sociaux ou d&#039;équilibrages des ressources. Qui est responsable? Le capitalisme ou la gente militaire qui est au pouvoir? Dans les pays libres capitalistes il est permis de créer des fondations, de s&#039;opposer de faire pression, de défendre des minorités par des pouvoirs contre des pouvoirs. Se pose encore une fois et comme toujours le problème de la liberté : le capitalisme d&#039;Etat est un plaie sans égale, comme tout système qui n&#039;inclue pas la liberté. Le moteur de création de richesse n&#039;est pas idéologique, c&#039;est une mécanique ou de la physique. Mais sa maîtrise, comme pour le feu qui chauffe mais peut brûler relève de la défense des droits individuels : a quoi sert la libre entreprise s&#039;il n&#039;y a pas la possibilité de se défendre et de s&#039;opposer, si les contrats ne sont pas respectés, si les hommes n&#039;ont pas la faculté de faire valoir leurs droits avant ceux des Etats qui sont globalement coupables des désordres et gaspillages qui agitent le monde? Je peux boycotter un produit d&#039;entreprise par la libre concurrence et agir sur le marché mais que puis-je faire contre une mauvaise organisation des hommes et l&#039;Etat qui a le Droit et le force pour imposer ses choix à la multitude? Notre problème n&#039;est-il pas plutôt lié à cette vieille idée que l&#039;Etat serait un régulateur juste et équitable comme on le disait autrefois et comme un substitue de l&#039;église (hors de l&#039;Eglise point de salut, souvenez-vous?). Le modèle de gouvernance n&#039;est-il pas obsolète et après l&#039;échec du socialisme expérimenté au XXe s n&#039;avons nos pas là le bilan de tout ce qu&#039;il faut renier comme un archaïsme:le constructivisme n&#039;est-il pas un utopie mortelle au final?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[Replacer l’Homme au centre de l’économie, c’est à dire favoriser les entreprises qui respectent leur salariés et leur clients au lieu de rechercher le seul profit financier de leurs actionnaires est une urgente nécessité. Il ne s’agit nullement de refuser le progrès — quel progrès y a-t-il à asservir l’homme à sa tâche ou à détruire la planète ? — mais simplement de l’orienter vers les technologies douces, vers la recherche de solution respectueuses des hommes, donc de la nature].</p>
<p>Cette proposition est vraie comme un truisme, mais pourquoi ne pas dire aussi que tout cela arrive parce que les politiques et leurs instruments (les Etats) sont au coeur même de cette tragédie. Partout où les hommes ont a liberté de s&#8217;organiser entre-eux il peuvent contre-balancer les effets de la mécanique capitaliste. LA chine en est un exemple édifiant. Il y a trente ans, les ouvriers venaient à l&#8217;usine à pied, puis en vélo, puis plus tard encore en scooter et aujourd&#8217;hui ils visent la voiture. Globalement la substitution d&#8217;un système socialiste générateur de grandes famines (comme en Ukraine en son temps) à un système capitaliste s&#8217;est faite suivant un mouvement qui va vers l&#8217;enrichissment des personnes. Mais en même temps, les libertés politiques sont inexistantes, la liberté syndicale n&#8217;est toujours pas envisageable et les inéglaités qui se creusent entre les villes et les campagnes ne sont pas contre-balancées par des programmes sociaux ou d&#8217;équilibrages des ressources. Qui est responsable? Le capitalisme ou la gente militaire qui est au pouvoir? Dans les pays libres capitalistes il est permis de créer des fondations, de s&#8217;opposer de faire pression, de défendre des minorités par des pouvoirs contre des pouvoirs. Se pose encore une fois et comme toujours le problème de la liberté : le capitalisme d&#8217;Etat est un plaie sans égale, comme tout système qui n&#8217;inclue pas la liberté. Le moteur de création de richesse n&#8217;est pas idéologique, c&#8217;est une mécanique ou de la physique. Mais sa maîtrise, comme pour le feu qui chauffe mais peut brûler relève de la défense des droits individuels : a quoi sert la libre entreprise s&#8217;il n&#8217;y a pas la possibilité de se défendre et de s&#8217;opposer, si les contrats ne sont pas respectés, si les hommes n&#8217;ont pas la faculté de faire valoir leurs droits avant ceux des Etats qui sont globalement coupables des désordres et gaspillages qui agitent le monde? Je peux boycotter un produit d&#8217;entreprise par la libre concurrence et agir sur le marché mais que puis-je faire contre une mauvaise organisation des hommes et l&#8217;Etat qui a le Droit et le force pour imposer ses choix à la multitude? Notre problème n&#8217;est-il pas plutôt lié à cette vieille idée que l&#8217;Etat serait un régulateur juste et équitable comme on le disait autrefois et comme un substitue de l&#8217;église (hors de l&#8217;Eglise point de salut, souvenez-vous?). Le modèle de gouvernance n&#8217;est-il pas obsolète et après l&#8217;échec du socialisme expérimenté au XXe s n&#8217;avons nos pas là le bilan de tout ce qu&#8217;il faut renier comme un archaïsme:le constructivisme n&#8217;est-il pas un utopie mortelle au final?</p>
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