Il serait évidemment tout à fait mensonger de dire que je ne suis pas déçu du résultat du premier tour des élections municipales à Aiguillon. La liste que je défendais et sur laquelle je figurais a été battue, n’arrivant qu’en 3e position, 12,5 point derrière les deux premières qui sont presque à égalité, à une vois près. Le Parti socialiste ne sera pas représenté dans le prochain conseil municipal. J’ai la faiblesse de penser qu’il y a lieu de le regretter.

Pour autant je dresse personnellement un bilan très positif de cette campagne. Elle m’a permis de nouer des liens avec de nombreuses personnes, d’abord parmi mes colistiers et plus largement parmi toute la population de la ville et du canton. Même nos adversaires de droite m’ont donné des gages de reconnaissance en m’attribuant le titre, plutôt flatteur, d’« étoile montante du parti socialiste aiguillonnais ». Je ne demandais pas tant d’égards.

Ce fut aussi l’occasion d’apprendre de nombreuses choses. Le première — plus confirmation par l’expérience que découverte réelle — est que la légitimité politique se fonde avant tout sur le contact direct et l’engagement quotidien dans la cité. Toutes les listes en présence ont mis en avant les appartenances associatives de leur membres, d’aucun allant jusqu’à se décerner le titre de « champion toute catégorie du dévouement associatif » ; nous ne leur accorderons certainement pas celui de la plus grande modestie !

Un des prolongements pour le moins inattendu de mes engagements de ces dernières semaines fut le repas organisé par le SCA. Notre équipe de rugby organisait ce soir un sympathique repas. Fort peu versé dans la chose sportive j’avais accepté l’invitation sans penser que je passerai une aussi agréable soirée. Outre l’ambiance amicale et les conversations avec tel ou tel, elle fut l’occasion de renouer un peu avec le plaisir de la danse… Qui l’eut cru !

D’une première expérience électorale au dance floor, il n’y avait qu’un pas. Encore fallait-il y penser et le franchir. C’est ce soir chose faite !